Électrification des transports


2010-07-08
Une autre innovation écologique testée par le CGER
Le Centre de gestion de l’équipement roulant (CGER), toujours à la recherche de nouveautés écologiques, a récemment fait modifier une Toyota Prius hybride pour la rendre branchable. Cette modification s’est faite dans le cadre d’un projet de recherche du Centre national du transport avancé (CNTA). Le CNTA, dans ces essais, vise à déterminer si une voiture possédant une batterie rechargeable à l’électricité en plus d’un moteur à essence serait une bonne solution pour la population, et donc si la conversion des automobiles en vaudrait la peine.

Les paramètres analysés pendant environ un an concernent entre autres les quantités d’essence et d’électricité consommées, la pollution atmosphérique émise, les temps de charge et de décharge de la batterie, la vitesse atteinte, et la distance parcourue. L’étude cherche aussi à vérifier si l’efficacité de la batterie peut persister malgré le froid qui sévit durant l’hiver québécois.

Bien plus qu’une simple hybride!
Contrairement aux voitures hybrides ordinaires, qui rechargent leur batterie avec l’énergie créée notamment par les décélérations, cette Prius possède une batterie Hymotion, beaucoup plus grosse, qui se sert d’une source d’énergie extérieure, l’électricité : son autonomie est donc beaucoup plus grande. Tandis que les voitures hybrides n’utilisent le moteur électrique que comme assistance au moteur à essence et ne peuvent parcourir plus de quelques kilomètres en mode simplement électrique, la batterie Hymotion permettrait de rouler pendant près de 60 km. Une fois la batterie complètement épuisée, le moteur à essence prend le relais et fournit la même autonomie qu’un véhicule conventionnel.

Avec une Prius hybride branchable, la consommation d’essence pourrait être d’environ 1.57 L/100 km (150 mpg), variant selon plusieurs facteurs tels que le style de conduite, les conditions routières, etc. Il s’agirait donc d’une voiture très économique considérant qu’une charge coûterait moins de 0,50 $ d’électricité. De plus, en raison de sa faible utilisation de carburant, elle produirait très peu de gaz à effet de serre (GES).

Une évolution technologique essentielle
Plusieurs facteurs nous incitent actuellement à rechercher une alternative à la voiture traditionnelle : les GES qu’elles produisent, de même que la hausse des prix de l’essence qui se poursuit. De tels projets de recherche sont donc nécessaires afin d’améliorer la situation environnementale.

Le CGER, en participant à l’essai de cette technologie avant qu’elle ne soit sur le marché québécois, désire s’assurer qu’il s’agirait d’une bonne solution à offrir à ses clients. Si les résultats sont concluants, la Prius branchable pourrait s’avérer très profitable, particulièrement pour ceux qui effectuent la plupart de leurs déplacements en zone urbaine.



Photos

ToyotaPrius2005_600px.jpg

Dernière mise à jour le 2012-02-27 10:55:12